Vous rédigez votre blog avec foi mais votre audience ne décolle pas ? Le secret pour être davantage lu est, peut-être, dans la rédaction de vos titres de niveau 1, ou h1 en langage html. Grands ambassadeurs de votre qualité de contenu, ils sont un passeport pour la première page de Google autant qu’un maillon essentiel de la qualité générale du Web. Astuces à appliquer et écueils à éviter pour gagner en efficacité.

1. Consacrer 5 minutes à son titre

Bien écrire son titre d’article web, c’est d’abord en connaître l’importance et les fonctions :

Pour les internautes

Ils « scannent » les titres sur Internet pour rechercher des infos utiles pour eux. Sur votre blog mais aussi et surtout ailleurs sur le Web : dans les Search Engine Results Pages (SERP), les flux RSS, les agrégateurs de flux (Netvibes, iGoogle, etc.), les réseaux sociaux (Twitter, Facebook, etc.), les favoris (bookmarks), les liens. Ainsi, les titres d’articles sont cinq fois plus lus que les autres éléments de contenu et constituent pour les internautes une porte d’entrée essentielle, sinon unique, vers les contenus du Web.

Pour les moteurs de recherche

Les robots scannent les h1 (heading de niveau 1, le plus important des 6 niveaux) de votre code html afin d’indexer les contenus. Après la balise title qui reprend souvent le titre h1, le h1 bénéficie de la plus forte pondération par Google. Autrement dit, de la qualité de votre titre h1 dépend en grande partie la qualité de votre référencement naturel.

« Ce n’est pas la peine d’avoir du talent à la cinquième ligne si le lecteur ne dépasse pas la troisième. »
Françoise Giroud, Journaliste et écrivain
Commentaire Eddy

2. Informer, être honnête

Un bon titre web, c’est avant tout un titre représentatif du contenu de l’article. C’est éthique, mais aussi efficace. En la matière et chacun à sa manière, internautes et moteurs de recherche valorisent la conformité du titre au sujet. Les uns reviendront, commenteront ou partageront votre contenu s’il a effectivement répondu à leurs attentes. Les autres vous offriront une place de choix dans leur page de résultats de recherche.

Gare au Panda ! Si, à l’inverse, votre titre joue la sur promesse ou, pire, la tromperie, l’internaute ne reviendra pas. Le panda de Google Panda est le nom donné au filtre déployé courant 2011 dans l'algorithme Google pour lutter contre les sites de mauvaise qualité , lui, sera encore moins indulgent et vous déclassera à la 58e page de résultats. Et bon courage pour remonter.

En bref, être honnête paie. Être malhonnête nuit. Comme pour tout, non ?

3. Etre simple, compréhensible et explicite

Pas d’acronymes, ni de langage SMS (pask1 momen sa va koi). Pas non plus de figures de style. Désolé, mais votre sens de la formule, vos envolées lyriques et autres calembours s’exprimeront ailleurs. N’oubliez pas que votre titre doit se suffire à lui-même et être compris hors contexte, où qu’il soit sur le Web. Et être en adéquation avec les requêtes des internautes, lesquelles, hormis celles recensées sur le blog Devenir un ninja gratuitement, obéissent elles-mêmes à une logique simple et explicite.

L’astuce : écrire le titre en dernier. Ecrire la titraille après votre article vous permettra d’extraire la « substantifique moelle » de votre sujet.

4. Etre accrocheur et incitatif

En étant honnête, vous êtes visible. Encore faut-il être cliqué pour être lu. Sans être créatif (voir plus haut), être accrocheur pour un titre d’article web est avant tout adopter le point de vue du lecteur. Quel sera son bénéfice à lire votre contenu ? Quelle est la valeur ajoutée pour lui ? Exprimez-le clairement pour augmenter votre taux de clic.

5. Utiliser et positionner ses mots clés

Pour votre blog, vous disposez d’une liste de mots clés et de leur longue traîne, fournie dans l’idéal par un référenceur. Piochez les deux ou trois mots de la liste qui collent à votre sujet et faites-en la base de votre titre.

Placez les :

  • Dans l’idéal au début du titre, pour un meilleur référencement.
    Vous pouvez, pour vous faciliter la tâche, utiliser les deux points (exemple : « Stratégie de communication 2.0 : le comportement des internautes ») ou des expressions-types souvent recherchées telles que [x conseils], [Top x], [cas d'école], etc.
  • Sans répétition : l’occurrence multiple d’un mot dans le titre, outre d’assommer le lecteur, ne paie plus depuis longtemps pour le référencement.

Bon à savoir : le début est priorisé. L’internaute et le moteur de recherche priorisent les premiers éléments du titre. Ainsi, les 11 premiers caractères impactent la première fixation oculaire. Et l’algorithme Google attribue plus de poids aux deux ou trois premiers mots des titres.

6. Simplifier, encore un peu

Un bon titre web, c’est enfin un titre court. 10 mots au plus. Pour le confort de lecture, mais aussi parce qu’une bonne densité des mots clés dans le titre améliore le référencement. Pour arriver à ce niveau de concision :

  • N’essayez pas de tout dire : en général, « qui » et « quoi » suffisent. Le chapô de votre article devra répondre aux 5 W (Who, What, Where, When, Why) en français : qui, quoi, où, quand, pourquoi
  • Supprimer les mots superflus : adverbes, jargon, emphase promotionnelle, etc.
  • Usez avec parcimonie de la ponctuation exclamative. Même si vous êtes très fier de votre titre d’article, cela n’apporte ni d’info à l’internaute, ni de points par Google.

Alors, ce sujet méritait bien 5 minutes, non ?

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