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Super Marmite : ça mijote près de chez vous

Super Marmite est un réseau social d’un nouveau genre, lancé en septembre 2010. C’est un peu la déclinaison 2.0 du concept judéo-chrétien de la « place du pauvre » : jadis on gardait une portion de son repas au cas où un nécessiteux viendrait frapper à la porte.

Ici pas de pauvre, mais une mise en relation entre ceux qui font la cuisine et ceux qui la mangent à l’échelle d’une rue ou d’un quartier. Le principe est simple : après inscription sur le site www.super-marmite.com, vous pouvez proposer vos plats contre une participation financière (ou pas, c’est vous qui voyez) ou au contraire passer commande quand vous repérez un met qui vous tente. Grâce à une carte qui géolocalise en temps réel les cuisiniers, il est simple d’identifier en un coup d’œil ce qui se mijote à côté de chez vous.

Surfant sur la consommation collaborative qui s’annonce comme une tendance lourde, Super Marmite revendique 8 500 inscrits.

Interview d’Olivier Desmoulin, à l’origine du site, qui revient pour Editoile sur la genèse du projet et son avenir. Interview.

Editoile : Comment vous est venue l’idée de créer Super Marmite ?
Olivier Desmoulin : Tout est parti d’une situation personnelle qui s’est déroulée l’année dernière. A l’époque, j’habitais seul, j’étais célibataire et je rentrais souvent tard le soir après le travail. Dans ces cas-là, quand on est affamé, il n’y a pas 36 solutions : c’est fast food ou kebab. Pas vraiment réjouissant… J’ai alors réalisé que dans mon quartier il y avait nécessairement des personnes qui cuisinaient. Et quand on cuisine, souvent il y a des restes. L’idée est venue de là : faire se rencontrer ceux qui cuisinent et ceux qui souhaitent en profiter.

Quelle fut l’étape suivante ? Créer un site ?
Pas tout à fait, car je souhaitais tester le concept. Je l’ai présenté lors du 2e Start Up Week-End de Paris et il a reçu un accueil très mitigé. Je me suis alors tourné vers mes amis qui furent également très partagés. Mais comment être sûr que ces retours n’étaient pas « pollués » par des critères affectifs ? J’étais à la recherche d’avis objectifs et j’ai décidé de lancer un site test afin de recueillir un feedback uniquement basé sur la perception d’utilisateurs bêta.

C’est une logique propre à la démarche design...
Tout à fait, je suis à l’origine concepteur Web mais davantage tourné vers l’utilisateur. Comme dans le design classique, il faut replacer l’individu au centre de l’utilisation, que ce soit pour un objet ou ici un réseau social. C’est en l’observant, en prenant en compte ses remarques et en décortiquant ses réactions qu’on parvient à établir un scénario adapté, fidèle à la demande initialement formulée.

Super Marmite est surtout présent dans les grandes villes. Prévoyez-vous de l’étendre ailleurs ?
Tout dépend des utilisateurs. Pour lancer Super marmite, nous avions besoin des grandes villes puisque il est évident que la densité de cuisiniers y est potentiellement plus élevée. Mais nous aimerions que le service se développe dans des villes plus petites. Je pense que c’est une question de temps, mais on y parviendra.

Aujourd’hui, combien de personnes travaillent pour Super Marmite ?
Nous sommes 3 : un développeur web, un community manager et moi-même.

Quel est le business model de Super Marmite ?
A ce jour, il n’est pas encore clairement défini. Nous pensons à deux possibilités : soit une commission sur le paiement du repas que verse l’utilisateur, soit la vente d’un abonnement premium souscrit par les cuisiniers pour pouvoir utiliser Super Marmite. Mais rien n’est encore fait.

Super Marmite est basé sur la géolocalisation. Avez-vous prévu une application  pour smartphone ?
Nous avons depuis fin 2010 une version bêta de Super Marmite pour les téléphones mobiles. Mais elle est en constante évolution. Cependant, nous espérons la rendre publique à la rentrée 2011.

A l’inverse de Facebook, Super Marmite est un réseau social hyper local. Pensez-vous que les futurs réseaux sociaux évolueront dans ce registre ?
Tout d’abord, il ne faut pas mettre en opposition Facebook et Super Marmite. Un macro réseau social comme Facebook et les multiples réseaux sociaux hyper locaux et spécialisés (dont Super Marmite) sont complémentaires. Ensuite, effectivement je pense qu’on assiste, tout comme la consommation collaborative, à l’émergence d’une tendance lourde, à savoir des services hyper locaux. Les utilisateurs sont à la recherche d’interactions avec un réseau localisé.

 

Visionnez la présentation de l’application mobile de Super Marmite (durée 1 min) :

Social Media Manager à Editoile, agence webmarketing à Bordeaux (Gironde). Certifié Opquast Qualité Web niveau confirmé. Ses spécialités : le community management, les publicités sur les réseaux sociaux et le CMS (Content Management System) WordPress.

Commentaires(1)

  • 23 juin 2011, 09:50  Répondre

    Merci à Jean-Luc Boulin, directeur de la MOPA (Mission des Offices du tourisme et des Pays d’Accueil en Aquitaine), de nous avoir fait découvrir ce réseau au TwitterCamp Bordeaux.

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