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La curation… kesako ?

La curation est le mot à la mode en 2011. Si vous n’en avez pas encore entendu parler, cela ne va pas tarder ! Désormais on ne veille plus… on « cure » le Web. Une façon de qualifier l’information pour éviter de se noyer au milieu des quelque milliards de pages référencées sur Google.

Fait pour durée ou phénomène de mode ?

Qu’est-ce que la curation ?

Le mot curation fait référence au terme anglais art curator qui désigne la personne sélectionnant les meilleures œuvres dans un musée. Il s’agit donc de « choisir avec pertinence le meilleur de quelque chose ». « Curer le web » (quelle vilaine expression !) signifie filtrer, sélectionner, organiser et mettre en contexte des contenus éditoriaux sur un thème choisi. L’objectif est d’obtenir de l’information du monde entier, qualifiée, pertinente afin de la partager avec les intéressés. Une activité donc très proche de la veille, mais dont le but final est davantage centré sur la redistribution de l’information que sur la capitalisation de connaissance.

Les curators (curateurs) sont en quelque sorte les nouveaux médiateurs du Web.

Pourquoi un tel engouement ?

Depuis quelques mois, les experts du Web n’ont que ce mot à la bouche, annonçant une révolution dans la gestion et l’usage des contenus Web. Pourquoi ? 3 raisons principales sont avancées :

1 ) Avec l’avènement des blogs puis des plates-formes sociales en tous genres est apparu un nouveau phénomène : l’infobésité ou le fait de se retrouver submergé par un volume énorme d’information. Bien que de plus en plus de gens utilisent des agrégateurs de contenus, le sourcing (identification des sources d’infos pertinentes) n’est pas évident pour tout le monde. Le curator apparaît comme un guide (interne ou externe, pro ou amateur) sur un sujet précis.

2 ) Jusqu’à présent, le tri des données sur Internet était guidé par les algorithmes de Google et du référencement, ce qui réduisait considérablement les champs de connaissance (seules les premières pages de résultats sont lues). Avec la curation, les données ne sont plus sélectionnées automatiquement mais humainement et la recherche « manuelle » offre de nouvelles opportunités. C’est un travail de passionné, ce qui nous emmène au troisième point.

3) Cette activité n’est pas si récente que ça puisque le veilleur existe déjà depuis quelques années. Seuls les outils de travail se sont améliorés, ce qui fait qu’on parle désormais de curation. Finalement, selon les propos de Guillaume Decugis, créateur de Scoop.it (un des outils de curation) : « l’un des objectifs de la curation est l’expression, l’envie et le besoin de partager et contribuer au web. Plus qu’un métier c’est une passion. Les curators souhaitent faire évoluer un sujet précis qui leur tient à cœur et faciliter l’accès aux contenus par les autres. »

Concrètement, quel intérêt pour une marque ?

> En termes de brand content
Avec le développement des blogs d’entreprises et des réseaux sociaux, la marque devient un média à part entière qui nourrit son audience. Elle se doit de proposer du contenu pertinent et régulier à sa cible, ses fans, ses followers et ses lecteurs. Or il n’est pas toujours évident de produire quotidiennement de l’information en interne ni de suivre régulièrement l’actualité de son milieu. La curation est un moyen efficace de fournir des éléments d’information pertinents, à peu de frais. Avec l’aide d’outils automatisant les recherches et la qualification des contenus, les marques peuvent désormais crédibiliser leur expertise sur un secteur, une thématique, etc.

> En termes de knowledge management
Qu’il s’agisse de veille stratégique, concurrentielle ou d’intelligence économique, la curation est un bon moyen de repérer les insights (informations pertinentes pour une entreprise), les qualifier, les stocker et même les rediffuser en interne afin que la marque capitalise de la connaissance sur son secteur, ses clients, etc.

> En termes de marketing de l’information
On connaissait déjà les e-relations presse entre les marques et les blogueurs. Les curators peuvent apparaître eux aussi comme des portes-paroles efficaces, un intermédiaire média entre l’entreprise et sa cible.

Bref…

La curation est une pratique pas si nouvelle que ça qui fait logiquement suite à l’engouement pour le Web 2.0. (blogging, micro-blogging, newsletters, réseaux sociaux, forums, etc.) : tout le monde est maintenant en mesure de créer du contenu Web, partout, tout le temps, sur tout et n’importe quoi. Il faut donc trier ces contenus, les qualifier pour pouvoir les réutiliser convenablement et éviter de tomber dans cette infobésité. Les curators sont là pour ça.

Ancienne salariée à Editoile, agence webmarketing à Bordeaux (Gironde) spécialisée en référencement naturel, référencement payant, community management et formation continue.

Commentaires(2)

  • 27 avril 2011, 23:37  Répondre

    Tiens, pour l’exemple, j’ai créé un Scoop.it (un outil de curation) sur la rédaction web : http://www.scoop.it/t/le-redacteur-web-illustre

  • 4 mai 2011, 10:54  Répondre

    Bonjour. Quelques outils de curation commencent à bien se développer comme paper.li, kweeper, Montage ou encore Storify. Ils permettent d’agréger et de présenter du contenu qualifié. Un second article est d’ailleurs en route sur le sujet…Patience :).

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