Voici des conseils aux rédacteurs web pour être référencé par les LLM comme ChatGPT, Gemini ou Copilot. Comment permettre à ces IA génératives de mieux comprendre les contenus publiés sur un site internet, afin qu’ils les utilisent dans leurs réponses ? Quelles sont les bonnes pratiques de rédaction web pour être cité par les LLM ? Objectif : générer du trafic d’utilisateurs issus des LLM vers le site. C’est ce qu’on appelle du GEO.
Sommaire
- Qu’est-ce que le GEO ?
- Comment les LLM lisent-ils le Web ?
- Quels contenus faut-il rédiger pour être cité par les LLM ?
- Comment rédiger des textes utilisables par les LLM ?
- Comment renforcer l’expertise des contenus pour les IA ?
- Comment ajouter des données pour les robots ?
- Questions fréquentes sur la rédaction pour LLM
Qu’est-ce que le GEO ?
Le GEO (Generative Engine Optimization), ce sont les méthodes de référencement naturel qui sont adaptées aux IA (Intelligences Artificielles) génératives. Le GEO a pour objectif de référencer les sites web notamment dans les IA conversationnelles qui utilisent des LLM (Large Language Models), comme ChatGPT, Gemini, Copilot, Claude, etc.
Plutôt que de faire des recherches sur Internet en passant par des moteurs de recherche classiques, comme Google ou Bing, les utilisateurs utilisent de plus en plus des LLM (grands modèles de langage).
Ces outils IA génèrent de plus en plus de trafic vers les sites web : +357% entre juin 2024 et juin 2025 selon TechCrunch (source en anglais). Ce trafic reste relativement faible par rapport à celui généré par les moteurs de recherche, mais il peut dépasser le trafic des réseaux sociaux.
Pour les rédacteurs web, la question est donc maintenant : comment rédiger pour les LLM ? Comment optimiser ses textes pour être cité par les LLM ? Quelle est la différence entre LLM et moteurs de recherche ? Quelles sont les conséquences sur la rédaction SEO ? Comment adapter la rédaction web à ces outils IA ?
Comment les LLM lisent-ils le Web ?
Différence entre LLM et moteurs de recherche
Une des grandes différences entre les LLM et les moteurs de recherche classiques est qu’ils n’explorent pas le contenu des sites internet de la même façon. Les LLM ne crawlent pas le Web pour parcourir et indexer tout le contenu des pages comme le font les moteurs de recherche.
Il faut bien comprendre que les LLM ne « lisent » pas les textes en entier comme Google ou Bing : ils se contentent de petits morceaux de texte. Techniquement, ils créent des fenêtres textuelles plus ou moins grandes en fonction de leurs besoins.
Pour mieux comprendre comment ça marche, je vous conseille la lecture de cet article « How GPT Sees the Web » publié sur le site Dejan (en anglais) ou cet article « Comment GPT voit vraiment le Web » (en français) sur le site Abondance :
« GPT ne « browse » pas : il ne reçoit ni HTML, ni page complète, seulement des petits objets structurés avec titre, URL et court extrait […] de 1 à 3 phrases, parfois des métadonnées. »
Johann Sellitto, Abondance
Les LLM exploitent aussi les SERP (Search Engine Results Pages) fournies par les moteurs de recherche. Ainsi ChatGPT utilise les résultats de Bing ; Gemini, ceux de Google Search.
Enfin, les IA s’appuient sur des bases de données créées par d’autres moteurs ou systèmes de RAG (Retrieval Augmented Generation), en français génération à enrichissement contextuel, pour enrichir leurs réponses en temps réel.

Conséquences sur la rédaction LLM SEO
Pour les rédacteurs web, cette atomisation du contenu par les LLM a des conséquences directes sur la façon de rédiger les textes. En effet, ils doivent désormais rédiger des contenus qui soient compréhensibles, pertinents et réutilisables par les LLM.
La bonne nouvelle, c’est que les bonnes pratiques de rédaction SEO classiques sont toujours d’actualité. Normal : ce sont toujours des robots qui analysent vos textes pour les sélectionner afin de répondre aux demandes des utilisateurs.
Cependant, il faut désormais tenir compte de quelques spécificités supplémentaires pour adapter sa façon de rédiger à ces nouveaux robots, comme nous allons le voir maintenant.
Quels contenus faut-il rédiger pour être cité par les LLM ?
Les LLM doivent répondre à des tas de questions pratiques que leur posent leurs utilisateurs en langage naturel, simple. « Comment faire ci ou ça », « quel est le meilleur produit pour ça », « trouve-moi un truc pas cher qui fait ça », etc.
Les LLM sont donc avides de contenus qui peuvent répondre directement à toutes ces questions concrètes. Si on veut être cité par les LLM, il faut donc rédiger en priorité les types de contenus suivants :
- Des articles de blog explicatifs, des guides pratiques
- Des pages FAQ (Foire aux questions) avec des réponses claires aux questions fréquentes des utilisateurs
- Des articles tutoriels avec des étapes
- Des listicles (articles de listes) avec des listes d’outils, des listes de lieux, des listes de produits, etc.
- Des comparatifs, des comparaisons (truc vs machin), des alternatives (alternative à truc hyper connu)
- Des articles de définitions (qu’est-ce que bidule)
- Des fiches produits très détaillées
A propos des fiches produits, je vous conseille la lecture de ce guide pratique en anglais publié par Microsoft Advertising à l’intention de e-commerçants : « From discovery to influence: A guide to AEO and GEO » (pdf, 29,6 Mo), dont voici la page dédiée à la rédaction de contenu :

Comment rédiger des textes utilisables par les LLM ?
Comment adapter son style d’écriture pour le SEO IA ? Le principe général est de rédiger des textes qui soient compréhensibles et utilisables par les LLM.
Rédiger des contenus courts sécables
Comme on l’a vu, les robots des LLM se nourrissent d’extraits textuels. Autrement dit, ils font de la mosaïque avec des petits bouts de contenus.
Pour commencer, il faut bien soigner son premier paragraphe. En effet, ce sont les toutes premières phrases de la page web qui sont les plus susceptibles d’être extraites par les LLM. Le premier paragraphe doit donc résumer clairement le sujet, sinon votre page entière risque d’échapper complètement aux LLM.
Ensuite, il faut leur fournir des morceaux de textes faciles à digérer :
- Des paragraphes courts
- Des phrases courtes
- Des listes à puces
- Des définitions courtes
- Des tableaux de synthèse
- Des questions-réponses de type FAQ (lire notre guide complet sur les FAQ)
- Des blocs astuces
Je suis frappée de voir la récente multiplication de petits tableaux qui avaient pratiquement disparu des sites web car ils étaient alors complexes à coder et qu’ils s’affichaient mal sur mobile.
On voit aussi se multiplier les FAQ internes en bas de page qui complètent et/ou répètent le contenu de la page de façon plus courte et visiblement plus orientée SEO.
Rédiger en langage naturel
Gardez toujours en tête que les utilisateurs posent des questions aux LLM en langage naturel. Ils ne formulent pas des requêtes avec des mots-clés comme dans Google, par exemple « chirurgien esthétique bordeaux », mais ils demandent à ChatGPT « quel est le meilleur chirurgien pour refaire son nez à Bordeaux ? ». Autres exemples de questions : « comment faire pour… », « pourquoi… », « quels sont… », etc.
Vous pouvez ajouter des questions formulées en langage naturel, telles qu’elles seraient posées à ChatGPT, à plusieurs endroits dans le texte :
- Le titre h1
- Les intertitres h2 et h3
- Des FAQ en bas de page
Répondez à ces questions de façon directe, claire et concrète, dans un style simple, pédagogique et conversationnel.
Comme d’habitude en rédaction SEO, variez votre vocabulaire (synonymes, périphrases, contexte, etc.) pour faciliter la compréhension sémantique par les IA.
Structurer le texte en html
Comme en SEO classique, il faut structurer son contenu avec des balises de mise en forme html pour que les robots LLM le comprennent mieux :
- <h1> pour le titre principal
- <h2> à <h6> pour les intertitres
- <p> pour les paragraphes
- <ul>, <ol> et <li> pour les listes à puces
- <strong> pour les mots en gras
Pas d’inquiétude : ces balises html sont créées automatiquement par l’éditeur de votre CMS (Content Management System) quand vous créez la page sur le site. Il suffit juste que vous pensiez à rendre lisible le plan de votre texte en ajoutant des intertitres et à aérer la mise en page en créant des paragraphes et des listes.
Ajouter des liens internes
Les IA comprennent les sujets des textes par associations d’idées. Donc, pour être sûr que les LLM interprètent bien vos contenus, il faut faire des liens vers d’autres pages qui traitent de la même thématique. Autrement dit, renforcer le maillage interne en ajoutant des liens sur les mots-clés secondaires vers d’autres pages de son site qui traitent de sujets liés de façon plus spécifiques. Comme vous pouvez le voir dans cet article…
Comment renforcer l’expertise des contenus pour les IA ?
Tous les experts SEO le martèlent : c’est la fin du marketing bullshit et le grand retour du branding pour les marques. L’EEAT (Expérience, Expertise, Autorité, Crédibilité), un vieux concept qualité créé par Google, reprend tout son sens avec les LLM.
Citer des chiffres sourcés
Pour renforcer l’autorité de ses contenus, il faut fournir des signaux de confiance pour les LLM. En clair, cela veut dire qu’il faut ajouter :
- Des chiffres, des statistiques, des études sérieuses
- Des liens vers des sources externes sérieuses sur le sujet
- Des définitions des termes complexes
- Des citations d’experts reconnus sur le sujet
- Des graphiques, des infographies
- Des vidéos
Un peu comme je l’ai fait en citant un chiffre de TechCrunch plus haut avec le lien vers la source.
Donner des exemples pratiques
Pour permettre aux IA conversationnelles de répondre de façon plus personnalisée, en fonction des profils et des intentions de recherche, ajouter des exemples diversifiés :
- Des exemples réels
- Des cas d’usage concrets
- Des avis clients
Attribuer les contenus à un auteur expert
C’est ce qu’on appelle l’autorship. Cela consiste à identifier clairement l’auteur des contenus et de prouver son expertise.
- Signer les contenus en ajoutant le nom de l’auteur en bas
- Afficher une mini bio de l’auteur qui présente ses expertises
- Ajouter dans la bio un lien vers sa page A propos sur le site et vers des profils sur les réseaux sociaux
- Ajouter des données structurées Author et, si besoin, reviewedBy (voir plus bas)
Pour moi qui suis une ancienne journaliste, rien de très nouveau sous le soleil numérique, je retrouve mes basiques : citer ses sources, donner des chiffres, interviewer des gens, signer son article, etc.
Comment ajouter des données pour les robots ?
L’idée est d’ajouter des méta-données qui ne sont pas destinées directement aux utilisateurs mais aux robots. Ces informations sont présentes dans le code source de la page, mais ne sont pas affichées à l’écran. Les plus importantes sont les balises méta et les données structurées.
Rédiger les balises méta title et description
Ces derniers temps, les référenceurs avaient tendance à négliger les balises méta (title et description) car Google n’en tenait plus vraiment compte. En effet, Google réécrit 63 % des méta descriptions fournies par les sites, selon une étude de Hrefs.
En revanche, les LLM utilisent beaucoup ces balises, comme le montre ce test SEO sur l’utilisation de la méta description par ChatGPT réalisé par Semjuice.


Il faut donc soigner la rédaction des balises méta :
- Balise title (environ 70 signes max affichés par Google)
- Balise méta description (150 signes max)
Ajouter des données structurées Schema.org
Les données structurées sont des informations destinées aux robots, ajoutées dans le code source de la page en langage JSON-LD selon le référentiel Schema.org.
Pas besoin de savoir coder : il suffit de remplir des champs dédiés dans l’administration de chaque page, créés par des extensions WordPress ou par les développeurs du site.
Voici quelques exemples de données structurées que vous pouvez ajouter dans vos contenus pour qu’ils soient plus utilisables par les LLM :
| Données structurées | Informations | Objectifs |
|---|---|---|
| WebPage | Titre de la page, description, URL, fil d’Ariane, etc. | Décrire une page web |
| Article | Titre de l’article, description, date de publication, etc. | Décrire un article de blog |
| FAQPage | Question, réponse, URL, etc. | Décrire une page FAQ (Foire aux questions) |
| Product | Nom du produit, image, prix, avis, disponibilité, URL, etc. | Décrire un produit (fiche produit) |
| Organization | Nom de l’entreprise, logo, adresse, URL du site, téléphone, catégorie d’activité, horaires d’ouverture, URL des profils sociaux, etc. | Décrire l’entreprise |
| Author | Nom de l’auteur, expertises, établissements d’études supérieures, URL des profils sociaux, etc. | Décrire l’auteur du contenu |
| reviewedBy | Nom du relecteur, expertises, etc. | Décrire le relecteur qui a vérifié le contenu |
Questions fréquentes sur la rédaction pour LLM
Et bien sûr, pour terminer cet article, voici une petite FAQ un peu orientée SEO, je l’avoue…
En quoi le GEO est-il différent du SEO ?
Ce sont tous les deux des techniques pour améliorer le référencement naturel des sites web, mais pas dans les mêmes interfaces. Le GEO (Generative Engine Optimization) vise les LLM (Large Language Models) comme ChatGPT, Gemini, Copilot, Claude ou Perplexity. Tandis que le SEO (Search Engine Optimization) vise les moteurs de recherche comme Google ou Bing.
Comment puis-je être visible dans les LLM ?
Pour être cité par les LLM, il faut que votre site soit impeccable techniquement (rapidité, sécurité, exploration, mobile, etc.), que les contenus soient utilisables par les robots (phrases courtes, structuration html, données structurées, etc.) et qu’ils prouvent leur expertise (auteur, chiffres, sources, liens, etc.).
Comment rédiger ses contenus pour être cité par les LLM ?
Pour rédiger des contenus référencés par les LLM, il faut déjà appliquer les bonnes pratiques de la rédaction web SEO (Search Engine Optimization) classique. Il faut aussi rendre les contenus compréhensibles, pertinents et utilisables par les LLM.




